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1856-1970 Pont-à-Mousson

D'une vocation régionale à l’ambition mondiale

Pont-à-Mousson, autre exemple de développement historique parmi les entités du groupe, est né entre 1854 et 1856 d’une modeste entreprise lorraine de fonderie, née de la découverte de minerai de fer en Lorraine.

Des traits originaux distinguent vite la société naissante de ses homologues ou rivaux : choix précoce d'une spécialisation de sa production pour le marché du tuyau de fonte d'adduction d'eau et de gaz, au moment où les autres fondeurs et sidérurgistes suivent plus classiquement la filière acier.

Naissance d'une vocation exportatrice

Cette orientation se révèle judicieuse, au moment où l'expansion urbaine et l'équipement des zones rurales créent une demande soutenue, mais l'étroitesse du marché national pousse très vite la société vers une vocation exportatrice. Dans les années 1920, 50 % des livraisons faites par Pont-à-Mousson à partir de ses usines françaises sont destinées à l'export. Le cumul des handicaps liés aux fortes variations des monnaies et aux barrières protectionnistes des divers pays aboutissent ensuite à la décision d'implantations à l'étranger, à commencer par le Brésil en 1937.

Parmi ses autres stratégies de développement, Pont-à-Mousson ne s'est pas épargné la tentation sidérurgique à partir des années 1920, qui prendra jusqu'aux années 1960 la forme de nombreux avatars, en association avec d'autres acteurs (Marine-Homécourt, Micheville, entre autres).

Machines pour tuyaux de fonte mesurant 6 à 12 pouces de diamètre et 10 pieds de long

Des inventions technologiques décisives

L'entre-deux-guerres est aussi le moment où se met en place -non sans angoissants débats- une révolution technologique, le procédé de centrifugation des tuyaux de fonte, renforcé ensuite de l'atout décisif d'une autre invention, la fonte ductile, ramenée des Etats-Unis en 1947.
Ayant ainsi affirmé son leadership dans son cœur de métier, Pont-à-Mousson ne s'interroge pas moins sur son destin dans les années 1965, après avoir fait le choix raisonné de se désengager de sa vieille ambition sidérurgique, portée alors à travers Sidelor, qui deviendra Sacilor. Ce désengagement sera accompli en dix ans, mais pose alors le problème d'une réadaptation stratégique.

Deux dates-clés

1665, pour sa création

1970, année de la fusion de Saint-Gobain et de Pont-à-Mousson