Comment s'assurer d'une bonne Qualité de l'air dans vos combles ?

L’air intérieur est jusqu’à 5 à 10 fois plus pollué que l’air extérieur. En cause, les appareils à combustion, les polluants volatils (parfois inodores) émanant des matériaux de construction et du mobilier (colles, vernis), et l’activité humaine (produits d’entretien, fumée de cigarette…). Pour aménager vos combles tout en vous assurant une bonne qualité d’air, pensez à choisir des matériaux sains et à ventiler correctement l’espace. Comment ? Suivez le guide…

Qualité de l’air dans ses combles

Choisir des matériaux contribuant à une bonne qualité de l’air

Les produits de construction, de finition et d’ameublement jouent un rôle non négligeable dans la qualité de l’air intérieur. C’est pourquoi il est important de privilégier des matériaux aux critères sanitaires performants : des matériaux non polluants et des matériaux dits « actifs », qui vont encore plus loin, en absorbant et en détruisant les polluants de l’air ambiant.

Les matériaux non polluants

Pour connaître l’influence des produits de construction et de décoration sur la qualité de l’air intérieur des bâtiments, reportez-vous à leur étiquette sanitaire. Elle vous informe sur leurs niveaux d’émissions en polluants volatils, avec un classement allant de A+ (très faibles émissions) à C (fortes émissions). Cet étiquetage est obligatoire pour :

  • Les revêtements de sol, de mur et de plafond, les cloisons et faux plafonds, les portes et fenêtres, les produits d’isolation dévolus à un usage intérieur.
  • Les produits destinés à la pose ou à la préparation des produits précédents.

Privilégiez donc les matériaux classés A+ et ceux qui possèdent des certifications et des labels en rapport avec l’environnement.

 

Les matériaux actifs ou dépolluants

Les matériaux de construction dits « actifs » absorbent certains polluants présents dans l’air intérieur et les transforment en composés inertes de façon irréversible. Certains éliminent jusqu’à 80 % des formaldéhydes, principal polluant de la famille des composés organiques volatils (COV). Sont concernées certaines références de :

  • Plaques de plâtre.
  • Revêtements muraux (toiles à peindre) pour protéger et consolider murs et plafonds.
  • Peintures.
  • Carrelages.

Isoler et renouveler l’air des combles

Pour assurer une bonne qualité de l’air intérieur dans vos combles, il est essentiel non seulement de bien les isoler, mais aussi de bien les ventiler. Les deux vont, en effet, de pair. Pourquoi ? Parce qu’en isolant vos combles, vous vous assurez un bon confort thermique et vous réalisez des économies d’énergie, mais vous rendez aussi la pièce étanche à l’air. D’où la nécessité de renouveler l’air intérieur pour évacuer l’air vicié (CO2, COV…) et pour éviter la condensation (qui se forme au contact de la vapeur d’eau sur les parois froides) et l’apparition de traces d’humidité et de moisissures. On peut, bien sûr, ouvrir les fenêtres de toit 10 minutes par jour pour se débarrasser d’une partie de la pollution présente dans l’air. Mais, souvent, ce n’est pas suffisant et il faut également ventiler. 

Il est donc conseillé d’associer une ventilation mécanique contrôlée (VMC) à une bonne isolation et étanchéité à l’air. Mais attention, pour ventiler correctement vos combles (et de façon économique), il est important de renouveler le seul air nécessaire à votre bien-être et votre santé, et à l’évacuation de la vapeur d’eau excessive.

Bien choisir son système de ventilation

Aération naturelle et ventilation mécanique sont indispensables dans les combles pour garder un air intérieur sain et chasser l’humidité excédentaire.

L’aération naturelle

Pensez à aérer vos combles. Ouvrir les fenêtres dix minutes une à deux fois par jour permet de se débarrasser d’un excès d’humidité et d’une partie de la pollution présente dans l’air.

Complétez ce geste avec une VMC. Le débit du renouvellement d’air est maîtrisé, et le logement est ventilé en permanence, toute l’année, dans toutes les pièces.

Deux types de VMC existent : à simple flux ou à double flux. Toutes deux ont pour but d’expulser l'air vicié de l’habitation et de le remplacer par de l’air sain provenant de l’extérieur. Leur principale différence se situe au niveau de l’entrée de l’air extérieur.

La ventilation simple flux

L’air extérieur entre par les grilles d’entrée d’air situées au-dessus des fenêtres, traverse les combles, puis est rejeté à l’extérieur grâce à un bloc ventilateur. On distingue :

  • la VMC autoréglable, qui garantit des débits d’air constants quelles que soient les conditions d’humidité extérieure et intérieure ;
  • la VMC hygroréglable ou « intelligente », qui adapte automatiquement le débit d’air à vos besoins selon les variations du taux d’humidité.

La ventilation double flux

Avec un double flux (un flux d’entrée d’air et un flux de sortie d’air) et la présence d’un échangeur de chaleur, cette VMC récupère la chaleur de l’air extrait pour chauffer l’air extérieur entrant. Cette technique permet d’optimiser le renouvellement d’air tout en faisant des économies d’énergie.

Que choisir ?

Budget, économies d’énergie, encombrement, entretien… voici les atouts et les inconvénients des deux systèmes.

VMC SIMPLE FLUX

Atouts :
La VMC simple flux est une installation simple à mettre en œuvre, et son coût est réduit : à partir de 400 € (fourniture et pose comprise)

Inconvénients :
Avec une VMC simple flux, l'air vicié est remplacé par l'air frais extérieur, froid en hiver, chaud en été. Il faudra donc chauffer davantage vos combles en hiver.

 

VMC DOUBLE FLUX

Atouts :
Avec une VMC double flux, l’air entrant arrive quasiment à la même température que l’air sortant (l'air frais extérieur est réchauffé en hiver, tempéré en été). Ce qui limite donc les déperditions d’énergie.

Inconvénients :
Une VMC double flux améliore la qualité de l’air entrant (les filtres retiennent les pollens et autres polluants extérieurs), mais, pour qu’elle fonctionne correctement, les combles doivent être parfaitement étanches. Évitez d’ouvrir de manière intempestive vos fenêtres lorsque la différence de température entre l’extérieur et l’intérieur est importante, car alors le système ne sera plus opérationnel.
Celle-ci est plus complexe à poser : le mécanisme prend davantage de place que celui de la VMC simple flux, car il y a un double réseau de gaines. Elle nécessite aussi un entretien plus lourd et coûte plus cher. Comptez de 2 000 € à 5 000 € pour la fourniture et la pose.

Pour éviter tout encrassement ou toute dégradation de votre ventilation, vérifiez vos filtres régulièrement et changez-les au moins une fois par an.

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