Pensez au bien-être Dans vos combles

L’isolation est l’une des étapes clés de l’aménagement des combles. En plus de garantir un confort de vie, elle présente de nombreux avantages et des enjeux qu’il faut prendre en compte.

Pourquoi isoler ses combles

Connaître les avantages de l’isolation thermique

30 % des fuites thermiques se font par le toit : c’est dire les enjeux de l’isolation thermique des combles ! En diminuant les déperditions de chaleur, celle-ci maintient une température ambiante agréable en hiver dans les combles aménagés. Elle empêche le froid et l’humidité d’entrer par la toiture. En été, l’isolation des combles évite la surchauffe en cas de fortes chaleurs ou de canicule. Autre atout en termes de confort thermique, isoler ses combles permet de ne plus avoir cette sensation de froid au niveau du sol ou des murs. Vous avez le choix entre deux techniques : l’isolation thermique par l’extérieur (ITE) ou l’isolation thermique par l’intérieur (ITI), en fonction du rendu souhaité et des contraintes du chantier. 

Une bonne isolation des combles est le gage d’une utilisation réduite du chauffage. Une meilleure performance énergétique est non seulement synonyme d’économies sur votre facture de chauffage, mais aussi bénéfique pour la planète ! Par ailleurs, des travaux d’isolation vont valoriser votre bien. En outre, dans le cas d’une ITE, la surface habitable ne s’en trouvera pas diminuée.

Les conseils de l'expert L'Artisan

L’isolation thermique garantit aussi l’étanchéité à l’air et prévient donc la présence d’humidité sous les combles.

L'Artisan

Comprendre les enjeux de l’isolation phonique

L’isolation thermique est un critère important. Mais il ne faut pas négliger l’isolation phonique. Pour améliorer cette dernière, en luttant contre les bruits environnants ou contre ceux provenant de l’intérieur de votre logement, des travaux spécifiques sont nécessaires. Tout d’abord, il faut identifier le type de bruits qui peuvent vous perturber.

  • Les bruits aériens extérieurs : ils se propagent à l’intérieur de votre logement. Ils dépendent souvent de votre situation géographique, du voisinage et des bâtiments à proximité (gare, aéroport, usine, station de métro…).
     
  • Les bruits intérieurs : ils sont émis dans la maison et se propagent à travers les parois des pièces. On distingue :
    • Les bruits d'impact ou solidiens : ils ont pour origine un choc ou une vibration (pas, déplacement de meubles, chute d'objets, etc.).
    • Les bruits aériens : ils se propagent par l'air et font vibrer les parois (discussion, instrument de musique, télévision...).
    • Les bruits d'équipement : canalisations, chasse d’eau, chaudière, ascenseur…

Vous devez ensuite déterminer la nature des parois à traiter (murs, cloisons, sols ou plafonds) en fonction des matériaux dans lesquels elles sont conçues (parpaings ou briques creuses, béton, cloisons alvéolaires, carreaux ou plaques de plâtre, bois, etc.). Enfin, il va falloir comprendre si les nuisances sonores se propagent par transmission directe (via une paroi d’une pièce à l’autre) ou latérale (via le sol ou le plafond). Un professionnel acousticien pourra alors trouver une solution d’isolation adaptée.

Assurer une bonne qualité de l'air

Ce n’est pas parce que la maison est bien isolée que l’air ne doit pas être renouvelé ! Au contraire : l’isolation des combles va de pair avec une bonne ventilation et une vigilance concernant les facteurs qui peuvent augmenter la pollution intérieure.

 

Lutter contre la pollution intérieure

La qualité de l'air intérieur est un enjeu de santé publique. Et pour cause, il est de 5 à 10 fois plus pollué que l'air extérieur, ce qui peut entraîner des problèmes de santé comme l’asthme ou les allergies. Les COV (composés organiques volatils) contenus dans les revêtements de sol, les peintures ou le mobilier sont en partie responsables de la pollution intérieure, tout comme les émanations des produits d’entretien. Pendant vos travaux de rénovation, soyez vigilant sur l’étiquetage des matériaux de construction. Depuis le 1er janvier 2012, ils doivent présenter des informations sur le taux d’émission de COV et expliciter ainsi la présence ou non de produits actifs dans les équipements, ainsi que les risques de toxicité en cas d’inhalation. Le niveau d’émission est indiqué par des classes allant de A+ (très faibles émissions) à C (fortes émissions).
 

Bien ventiler ses combles

Pour renouveler l’air ambiant, il est très important d’aérer son logement. Il est recommandé d’ouvrir ses fenêtres pendant au moins 10 minutes une à deux fois par jour, de préférence tôt le matin ou le soir – l’air extérieur étant moins pollué à ce moment-là. En hiver, cette technique a ses limites ; c’est pourquoi vous pouvez adopter des grilles d’aération. Elles permettent d'évacuer l'humidité et les éventuelles mauvaises odeurs, ce qui est particulièrement utile dans une salle de bains. Une ventilation ponctuelle avec des extracteurs à ventilateur motorisé va supprimer les polluants et améliorer la qualité de l'air intérieur. Autre possibilité, la VMC (ventilation mécanique contrôlée) assure la circulation permanente de l’air dans votre habitat. Elle est équipée de filtres sur les entrées d’air – pour diminuer l’entrée des pollutions extérieures – et parfois d’un système qui détecte l’humidité et adapte son fonctionnement en conséquence.
 

Choisir des produits d’entretien naturels

Concernant l’entretien de vos combles, nettoyez régulièrement les grilles de ventilation et privilégiez des produits naturels – comme du savon noir, du savon de Marseille ou du bicarbonate de soude – pour éviter l’évaporation de substances polluantes.

Les conseils de l'expert L'Artisan

Conservez un espace d'au moins 20 cm entre la bouche d'extraction de la VMC et un obstacle, comme un mur.

L'Artisan

Rendre les combles accessibles à tous

Si votre foyer compte une personne à mobilité réduite (PMR), vous devez en tenir compte pour vos combles aménagés. Choisissez tout d’abord un escalier bien adapté et positionnez-le de façon à optimiser au maximum l’espace. Pensez à un modèle avec nez de marche.

Vous pouvez aussi installer un monte-escalier électrique pour un accès autonome et en toute sécurité à l’étage. Surveillez l’acoustique, car ce type de système peut se révéler assez bruyant. Opter pour un modèle conçu dans des matériaux réduisant les nuisances sonores est la meilleure solution, mais aussi la plus onéreuse.

L’éclairage est également très important pour circuler sans encombre d’une pièce à l’autre et d’un étage à l’autre, et pour que l’espace soit agréable à vivre. Les combles peuvent rapidement s’obscurcir en hiver, c’est pourquoi vos travaux d’aménagement doivent chercher à optimiser l’entrée de la lumière naturelle (en élargissant les appuis de fenêtres pendant les travaux d’isolation ou en créant de nouvelles ouvertures). Plus la lumière du jour entrera, mieux vous vous sentirez ! Ajoutez ensuite des sources lumineuses additionnelles en fonction de vos activités (une liseuse dans un bureau, des lampes d’appoint au salon, des appliques dans un coin cuisine, une lampe de chevet dans une chambre…) et du style de chaque pièce. Pour les personnes à mobilité réduite ou à déficience visuelle, veillez à contraster les marches ou à placer une bande autocollante antidérapante – phosphorescente ou non – sur chaque nez de marche. Prévoyez un détecteur d'éclairage, un va-et-vient en haut et en bas de l’escalier.

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