Traiter votre charpente Contre les nuisibles

Chaque année, plusieurs milliers de maisons sont attaquées par différents nuisibles qui se nourrissent du bois de la charpente. Qui sont-ils ? Comment les repérer ? Comment en venir à bout ? Voici les pistes à explorer et les conseils pour trouver le traitement de la charpente adapté.

Faire un état des lieux

Au détour d’une visite des combles en vue d’établir un état des lieux avant le lancement des consultations d’entreprises, prenez un soin particulier à la vérification des bois de charpente, afin de voir si les bois sont sains ou souffrent d’attaques de nuisibles. Si, à première vue, rien n’est à signaler, il convient de procéder à un examen précis de la surface du bois. En effet, bien qu’il reste le matériau privilégié pour la réalisation des charpentes depuis des siècles, le bois est aussi le garde-manger favori de certains insectes experts en spéléologie végétale et de champignons. Sans traitement adapté, le résultat est sans appel : une poutre rongée perd de sa résistance mécanique, met en péril l’intégrité de votre charpente, et donc de la toiture. Ouvrez l’œil !

Avant tous travaux sous les combles, il convient de vérifier l’état de la charpente

Reconnaître les nuisibles

Chaque nuisible a sa spécialité et signe son passage ou sa présence de traces plus ou moins visibles qui diffèrent selon sa nature. En France, on distingue principalement trois familles : les insectes à larves xylophages, les termites et les champignons. Pour les éradiquer, il est impératif d’en connaître les spécificités. Cela vous sera précieux pour mieux les repérer.

Très répandus, les insectes à larves xylophages sont considérés à tort comme inoffensifs.

En témoignent les nombreux meubles chinés dans les brocantes présentant très souvent des traces caractéristiques. D’ailleurs, de nombreux foyers se trouvent infestés à cause d’un mobilier ancien colonisé par ces insectes.

Cette famille comporte différentes espèces. Parmi celles-ci, on compte le capricorne des maisons et son cousin des feuillus, la petite et la grosse vrillette ainsi que le lyctus.

Le capricorne des maisons est friand des bois résineux (pin, sapin), alors que le capricorne des feuillus est, comme son nom l’indique, boulimique de chêne (entre autres).

Lorsque le premier forme des trous de sortie ovales de 6 à 10 mm et des galeries parfois visibles à la périphérie du bois, son cousin est adepte des galeries parallèles au fil du bois avec des trous de sortie de 8 à 13 mm. Plus sournoises, les vrillettes travaillent de manière à former des galeries circulaires dans le sens du bois et des trous de sortie de 1 à 4 mm. Elles accompagnent leur labeur de sciure en forme de lentille pour la grosse vrillette et finement granuleuse pour la petite. Quant au lyctus, il aime l’amidon, donc il est peu présent dans les bois anciens. Lui forme des galeries circulaires, des trous de sortie de 1 à 2 mm accompagnés de petits cônes de sciure.

Les termites

Les termites

Véritable fléau, le termite est de loin le plus gourmand et le plus ravageur.

Cet isoptère est présent sur une bonne partie de la France, si bien que les pouvoirs publics s’en inquiètent. L’avantage, c’est qu’il se voit et qu’avant d’avoir atteint la charpente il a laissé des stigmates ailleurs dans la maison. Vous constatez la présence de galeries affleurant à la surface du bois, de petits trous noirs d’environ 2 mm de diamètre sur les parois, de cordonnets sinueux aux angles des murs ou des cloisons ? N’attendez pas et prenez des dispositions sans tarder.

Les champignons

Les champignons

La présence d’un champignon se distingue par la pourriture.

Concernant les bois de charpente, le plus fréquent est le mérule, qui se développe en atmosphère chaude et confinée. En s’attaquant à la cellulose, il forme une pourriture cubique et le bois devient comme calciné. Les autres champignons (coniophore ou polypore des caves, lenzite, etc.) sont plutôt visibles sur des bois humides ou extérieurs.

Trouver le traitement adapté

En présence d’un nuisible, contactez un professionnel qui se chargera d’établir un diagnostic approfondi après sondage et de choisir le mode opératoire adapté. Les traitements curatifs commencent régulièrement par le nettoyage des parties attaquées (bûchage, brossage et dépoussiérage) avant application d’un produit par injection ou pulvérisation pour les insectes xylophages, par la pose de pièces ou d’une barrière chimique pour les termites. En présence du mérule, un nettoyage approfondi et la mise à nu des parois infestées sont obligatoires. Cela s’accompagne d’un traitement de l’humidité avant application d’un biocide.

Pour éviter tout désordre, pensez à faire traiter votre charpente de manière préventive. C’est notamment le cas pour les éléments datant d’avant 2006, date à laquelle les pouvoirs publics ont obligé l’emploi de bois traités ou qui résistent naturellement aux nuisibles.

Les conseils de l'expert L'Artisan

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