Parquet massif ou contrecollé : le guide de choix

Si le parquet ne représente que 4% des ventes de revêtement de sol, il offre pourtant un charme incontestable à une pièce et apporte également de la valeur ajoutée à un bien immobilier. Clair ou foncé, massif ou contrecollé, large ou encore étroit, le parquet s’adapte à tous les styles !

 

Choix du parquet, quels critères prendre en compte ?

Vous vous en apercevrez bien assez vite, au moment d’opter pour un parquet, le choix ne manque pas ! Le marché offre en effet une large variété de qualités, de coloris ou encore de textures de revêtement. Aussi, afin de ne pas vous retrouver totalement perdu dans les rayons, voici quatre questions indispensables à vous poser : 

  • Quel est le budget que je souhaite allouer à la pose de mon parquet ?
    C’est l’une des premières interrogations qu’il faudra vous poser. En effet, le choix d’un parquet peut facilement varier du simple au double. Par conséquent, il est sage de se fixer une enveloppe budgétaire avant de faire établir tout devis. 
     
  • Dans quelle pièce sera posé mon parquet ?
    Si ce point peut paraître secondaire, il est en réalité primordial de l’aborder. Aussi, vous n’opterez pas pour le même parquet selon que celui-ci soit posé à l’extérieur ou à l’intérieur, dans une zone de passage ou dans un lieu moins fréquemment visité. Un couloir par exemple devra être équipé d’un sol très résistant car le passage y est constant. De même, dans une salle de bain (ou tout autre pièce d’eau telle que la cuisine), le parquet devra avoir une bonne résistance à l’eau ainsi qu’à l’humidité.


Pour vous aider à faire le bon choix, vous pouvez vous fier au classement UPEC qui classe chaque parquet selon 4 catégories : 

  • U (comme usure) correspondant à la résistance à la marche. Un parquet classé U4 sera par exemple plus adapté à une pièce dans laquelle le passage est très fréquent. 
     
  • P (comme poinçonnement) correspondant à la résistance aux chutes d’objets, aux déplacements de meubles ou de chaises à roulettes etc. Un parquet classé P2 sera amplement suffisant pour une pièce de type chambre, alors qu’un parquet P4 sera plus adapté à un local de stockage dont le sol devra supporter plus de charges.
     
  • E (comme eau) correspondant à la résistance à l’humidité et à l’eau. S’il est recommandé de choisir un parquet classé E3 pour le sol d’une salle de bain, en revanche un parquet E1 conviendra parfaitement pour un couloir ou un salon.
     
  • C (comme chimique) correspondant à la résistance aux produits chimiques. Par exemple dans une pièce comme la cuisine, on utilisera un parquet classé C2 tandis qu’on posera un C0 pour une entrée ou une chambre. 
  • Quelle est la surface de la pièce qui va accueillir le parquet ?
    Ce critère est très souvent oublié et pourtant, il peut faire une grande différence dans le rendu final. En effet, en fonction du dimensionnement de la pièce, vous allez jouer sur la largeur des lames : plus une pièce est petite, plus il faudra miser sur des lames étroites. En effet, plus les lames sont larges, moins il y aura de rangées et plus l’espace paraîtra étriqué. 

     
  • Quel est le style de ma maison ?
    Comme mentionné plus haut, le parquet s’adapte à tous les styles. Aussi, vous n’opterez pas pour le même revêtement pour un intérieur au design moderne que pour un intérieur au design plus classique. De même, le coloris de votre parquet aura son importance : pour les intérieurs inondés de lumière, vous pouvez miser sur le contraste en choisissant des teintes foncées. A l’inverse, pour un logement un peu sombre, on privilégiera les parquets clairs pour ne pas assombrir davantage l’espace.

Une fois que vous aurez répondu à ces questions, vous aurez déjà une idée plus précise du parquet correspondant à vos besoins et à vos envies. 

Bien choisir son parquet, le choix du massif

Le parquet massif est le choix royal : composé à 100% de bois, il dispose d’une durée de vie exceptionnelle et présente de nombreux atouts. Quels sont-ils ? Quel est son prix ? Comment l’entretenir ? Décryptage. 

 Les avantages du parquet massif 

On choisit souvent le parquet massif pour son charme et sa longévité.
Toutefois, ces deux atouts ne sont pas les seuls.


En voici quelques autres : 
 

  • Le parquet massif est un excellent isolant thermique et acoustique.
    En effet, le bois gardant la chaleur, vous n’aurez plus la sensation de marcher sur un sol froid ! Si vous habitez en appartement, le parquet massif vous isolera également du bruit provenant de l’étage du dessous. 
     
  • Le parquet massif est un matériau solide et résistant.
    Selon l’épaisseur et l’essence choisies et adaptées à la fréquence de passage, le parquet massif gardera le même aspect d’année en année.
     
  • Le parquet massif s’adapte à toutes les pièces de votre maison.
    Du couloir au salon en passant par la salle de bain, vous pourrez le faire poser où bon vous semble ! 
     
  • Le parquet massif peut être rénové aisément.
    Si vous constatez des rayures sur votre parquet, sachez qu’avec le massif, c’est tout à fait réparable : vous pouvez notamment le rénover en le ponçant. 

Le prix du parquet massif

Si les avantages sont nombreux, le prix du parquet massif reste toutefois élevé. Coût des matériaux mais aussi pose délicate peuvent vite faire grimper la facture. Toutefois, entre sa grande résistance et sa longévité dans le temps, l’investissement peut valoir le coût.

Voici quelques éléments qui vous donneront un aperçu de l’enveloppe budgétaire à prévoir pour l’achat et la pose d’un parquet massif dans votre maison :
 

  • Pour un parquet massif mince :
    le parquet massif mince est une bonne alternative pour celles et ceux qui souhaitent faire poser du massif sans se ruiner. Ici, l’épaisseur des lames varie entre 8 et 18 mm. Avec moins de matière, le prix de ce type de parquet est moins élevé : comptez entre 15 et 70 euros du m². Toutefois, prenez en considération que cela implique également des possibilités réduites en termes de rénovation car le ponçage est limité. Ce parquet est par conséquent plus adapté aux pièces dont le passage n’est pas constant (moins adapté aux couloirs par exemple).
     
  • Pour un parquet massif traditionnel :
    d’une épaisseur généralement supérieure à 23 mm, le parquet massif traditionnel offre une très bonne isolation thermique et acoustique. Entre le choix du bois et la pose du parquet, le coût varie ici entre 70 et 150 euros du m².
     
  • Pour un parquet massif haut de gamme :
    si votre budget le permet et que vous souhaitez obtenir un résultat unique, le parquet haut de gamme offre des possibilités infinies de personnalisation. Vous pourrez ainsi miser sur des essences de bois exotiques telles que le Wengé, le Merbeau, le Teck ou encore le Bambou. En termes de coût, cela peut être extrêmement variable selon votre choix. Comptez au minimum 110 euros par m². 

Les essences de bois les plus abordables sont celles d’origine européenne telles que le chêne, le hêtre ou encore le bouleau.  

Entretien du parquet massif

Contrairement à certaines idées véhiculées, entretenir un parquet massif n’est pas si compliqué.

Toutefois, quelques précautions doivent être prises afin de le maintenir en bon état le plus longtemps possible : 

Lorsque vous passez l’aspirateur par exemple, assurez-vous d’utiliser la brosse afin de ne pas le rayer. Par ailleurs, un parquet massif n’a pas besoin d’être serpillé souvent. Lorsque c’est nécessaire, utilisez soit une éponge humide, soit une serpillère parfaitement essorée et suivez le grain du bois. Surtout veillez à ne pas laisser d’eau stagnante.

 
En dehors du nettoyage, le parquet massif requiert un entretien bien particulier qui va dépendre du traitement qu’il a subi : 

  • Pour un parquet massif huilé, il vous suffira d’appliquer une fine couche d’huile adaptée tous les 6 mois. Par ailleurs, pour donner encore plus d’éclat à votre parquet huilé, vous pouvez le lustrer une à deux fois par an.
     
  • Pour un parquet massif ciré, l’entretien est un peu plus complexe. En effet, si vous devez enlever une tâche, vous ne pourrez le faire qu’après avoir poncé et dépoussiérer la zone. Il faudra ensuite repasser une couche de cire et laisser sécher.

Bien choisir son parquet, le choix du contrecollé

Nous faisons souvent la confusion entre parquet contrecollé et sol stratifié. Ce dernier, que l’on appelle parfois à tort « parquet », n’est pas constitué de bois mais d’une imitation de celui-ci essentiellement composée de résine. En revanche, le contrecollé est bien composé de 3 couches fabriquées en bois : une couche supérieure constituée de véritable bois et de deux autres couches fabriquées grâce à des dérivés de bois.

Quels sont ses avantages ? Quel budget et quel entretien ? Suivez le guide !

Les avantages du parquet contrecollé

 

  • Le parquet contrecollé dispose d’un excellent rapport qualité-prix.
    C’est l’une des principales raisons qui le rend si populaire. En effet, le parquet contrecollé a été conçu au XXème siècle afin de rendre le revêtement de bois plus accessible. Disponible en une large variété d’essences et de coloris, le contrecollé est également disponible en plusieurs finitions qui peuvent contribuer à améliorer sa résistance et sa longévité.
     
  • Le parquet contrecollé est facile à transporter et à installer.
    Plus léger et fabriqué de manière industrielle, l’installation de ce type de parquet ne nécessite pas un savoir-faire particulier, comme c’est le cas notamment pour le parquet massif. Cela aura donc des répercutions sur le prix de la pose.
     
  • Le parquet contrecollé est très ressemblant au parquet massif.
    Certains n’y verront d’ailleurs que du feu ! Constitué d’une véritable couche de bois, il est facile de s’y tromper.
     
  • Le parquet contrecollé est facilement personnalisable.
    En effet, en misant sur ce type de sol, vous aurez le choix entre une grande variété de coloris et d’essences de bois. Par ailleurs, vous pouvez également opter pour des lames plus larges et plus longues qu’avec le parquet massif.
     
  • Le parquet contrecollé est moins sensible à l’humidité et plus adapté au chauffage au sol que le parquet massif.

Le prix du parquet contrecollé

Moins élevé que le parquet massif, le coût du parquet contrecollé va dépendre de plusieurs critères.

En effet, la fourchette de prix pourra osciller à la hausse ou à la baisse selon la longueur, la largeur ou encore l’épaisseur de la lame de parquet. Il faudra également prendre en compte l’essence de bois car certaines sont plus onéreuses que d’autres.
 

Voici quelques éléments qui pourront vous éclairer : 

  • Pour un parquet contrecollé en pin, vous trouverez des prix à partir de 20 euros par m².
     
  • Pour un parquet contrecollé en bois exotiques, les prix se situent davantage entre 50 et 60 euros du m². 

 

 

L’entretien du parquet contrecollé

Pas de grandes inquiétudes concernant l’entretien de ce type de parquet.

Il vous suffit de l’aspirer régulièrement et de passer, lorsque c’est nécessaire, une serpillère bien essorée dessus. En cas de tâche, évitez les produits trop agressifs et misez davantage sur des solutions naturelles telle que le savon noir (liquide ou en paillette) que vous diluerez avec de l’eau. 

Quelles sont les différents modes de pose pour mon parquet et quelles caractéristiques pour chacune ?

On distingue 3 modes de pose pour un parquet : cloué (réservée aux parquets massifs), collé et flottant. Nous allons les décrypter afin de vous éclairer dans votre choix : 

La pose clouée

La pose clouée est la méthode traditionnelle de pose.

Elle est réservée aux parquets massifs et, dans une moindre mesure, aux parquets contrecollés. Comme son nom l’indique, la pose clouée consiste à louer les lames perpendiculairement sur des pièces de bois elles-mêmes collées sur une dalle béton ou clouées sur des solives. Cette méthode de pose est plus complexe que les autres et nécessite l’intervention d’un professionnel. Si vous disposez d’un chauffage au sol, sachez que la pose clouée n’est pas adaptée, vous devrez alors opter pour une autre méthode de pose. A noter également que le parquet cloué n’est pas recommandé dans les pièces d’eau (salle de bain ou cuisine). 

La pose collée

Cette méthode de pose est l’une des plus répandue.

Le parquet collé présente en effet l’avantage de pouvoir être positionné sur un ancien revêtement de sol et s’adapte donc assez bien aux différents projets de rénovation. En plus d’apporter un excellent confort de marche, notez que la pose collée est particulièrement recommandée si vous êtes équipé d’un chauffage au sol. Si vous envisagez de poser votre parquet dans une salle de bain, sachez que c’est cette méthode qu’il faudra privilégier car elle offre la meilleure résistance aux gonflements et aux mouvements du bois. Pour les pièces d’eau, il faudra également penser à employer une colle résistante à l’eau. 

Ce type de pose est compatible pour un parquet contrecollé ou pour un parquet en bois massif dont l’épaisseur est comprise entre 10 et 20 millimètres. Au-delà, il faudra plutôt opter pour une méthode de pose clouée. 

La pose flottante

Contrairement au parquet collé, le parquet flottant n’est pas solidaire au support.

Les lames sont assemblées afin de créer un ensemble qui soit stable et solide. Il s’adapte toutefois très bien en rénovation puisqu’il peut être appliqué sur une chape en béton, un carrelage, un dallage, un revêtement en PVC ou encore un ancien parquet. Si le terme « flottant » est utilisé, le parquet ne repose en réalité pas sur une couche d’air puisqu’une épaisseur de matériau isolant est posé entre le support et le parquet afin d’améliorer l’isolation acoustique et thermique. Cette méthode qui fonctionne grâce à un système de clipsage des différentes lames de bois est rapide et facile à mettre en place. Par ailleurs, elle ne nécessite aucun temps de séchage et rend le parquet immédiatement praticable.

La pose flottante convient aux parquets contrecollés ainsi qu’aux stratifiés. Notez qu’il vaudra mieux éviter de mettre du parquet flottant dans une salle de bain car l’humidité pourrait l’endommager.

Qu’est-ce qu’un plan de calepinage ?

Le terme de calepinage est employé pour designer la préparation du plan de pose de votre parquet. En effet, avant de procéder à la pose, vous devez la planifier et respecter les étapes suivantes : 

  • Préparer le nombre de lames nécessaires à la pièce.
     
  • Planifier le sens de pose des lames de parquet : de manière générale, il est conseillé de poser les lames perpendiculairement aux fenêtres dans la pièce. Toutefois, cette théorie est plutôt abstraite et ne répondra pas forcément à vos besoins. En effet, l’important est de se poser les bonnes questions : souhaitez-vous élargir votre pièce ou plutôt allonger l’espace ? Ainsi, si vous souhaitez élargir une pièce, il est préconisé de poser les lames de parquet parallèlement au plus petit mur. A l’inverse, pour allonger l’espace, les lames devront être positionnées parallèlement au plus grand mur. Enfin, prenez en considération le sens de la marche pour définir le sens des lames. 
     
  • Reporter les mesures sur les lames de parquet qui doivent être découpées. 
     
  • Couper les lames du parquet. 



Dans votre plan de calepinage, vous devrez aussi penser aux motifs de pose du parquet. Il existe en effet plusieurs combinaisons pour disposer votre parquet, chacune d’elle apportant un design bien spécifique : 
 

La pose à l’anglaise

Pour cette méthode de pose, on utilise des lames de parquet de mêmes largeurs mais de longueurs différentes. Traditionnelle, c’est aussi une méthode économique puisque si la première rangée nécessite une découpe, il est possible d’utiliser les chutes pour entamer la deuxième et ainsi de suite. De plus, son design géométrique se mariera aussi bien à un intérieur traditionnel qu’à un décor contemporain.

La pose à la française

Moins répandue que la pose à l’anglaise, il s’agit ici de poser les lames non seulement de largeurs différentes mais également de longueurs variées. Pour un résultat encore plus en contrastes, on peut aussi miser sur des essences de bois différentes. Cette combinaison offre un résultat unique ! 

La pose alternée

C’est ici le mode de pose le plus simple à réaliser. Pour la pose alternée, on utilise des lames de longueurs et de largeurs identiques. Elles sont ensuite placées et décalées d’une demi-longueur entre elles. 

La pose à bâtons rompus

Très ancienne, cette méthode de pose revient petit à petit à la mode aussi bien pour les intérieurs classiques que contemporains. Il s’agit ici d’utiliser des lames de mêmes dimensions que l’on va venir imbriquer en angles droits afin de dessiner des motifs triangulaires. 

La pose en point de Hongrie

Très tendance, le parquet en point de Hongrie fait son grand retour dans nos intérieurs. Massif ou contrecollé, ce grand classique des parquets français peut être cloué mais c’est la pose collée qui est la plus répandue dans le cas de rénovations. En termes de pose, les lames sont callées pour former un angle. 

 

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