5 étapes pour bien éclairer sa salle de bain

En complément d’un éclairage naturel, l’éclairage électrique de la salle de bain est une donnée essentielle à prendre en compte pour bénéficier d’un confort optimal. Pour se faire, l’éclairage doit faire l’objet de toutes les attentions ! Suivez le guide pour optimiser l’éclairage de votre salle de bain en 5 étapes seulement.

eclairage de la salle de bains

1- Choisir une couleur de lumière adaptée

Pour qu’une salle de bain soit bien éclairée, il est indispensable de choisir une lumière la plus proche de celle du jour. Pour choisir la bonne ampoule, identifiez sa température de couleur et son indice de rendu de couleur (IRC), indiqués sur son emballage. On retrouve alors les éclairages suivants :

  • Blanc chaud : diffuse une lumière jaune (IRC compris entre 80 et 90).
  • Blanc neutre : diffuse une lumière naturelle (IRC supérieur à 90).
  • Blanc froid : diffuse une lumière blanche qui tend vers le bleu (IRC inférieur à 80).

Un éclairage blanc chaud offre une ambiance chaleureuse, mais elle ne restitue pas les vraies couleurs naturelles. Ne l’utilisez pas comme éclairage principal. À l’inverse, un éclairage trop blanc procure une lumière froide, désagréable dans une salle de bain.

Les conseils de l'expert L'Architecte

Au-dessus de votre lavabo et autour des miroirs, privilégiez un éclairage blanc neutre avec un IRC supérieur à 90, qui se rapproche le plus possible de la lumière du jour, plus confortable pour se raser ou se maquiller.

L'Architecte

2- Installer un éclairage puissant

L’intensité de l’éclairage est aussi à prendre en compte. Exprimée en lux, elle doit être adaptée aux besoins de chaque pièce. Ainsi, une salle de bain ne doit pas être éclairée comme le salon ou la chambre par exemple.

Dans la salle de bain, une intensité minimum de 300 lux pour l’éclairage général, et de 500 lux pour un éclairage ponctuel est préconisé (autour d’un miroir, par exemple).
(Source : Association française de l’éclairage, AFE)

Attention aux lumières trop vives qui agressent les yeux ! Quelques astuces sont possibles pour varier l’intensité de l’éclairage comme des plafonniers halogènes ou encore un rétroéclairage qui donne en plus à la pièce un aspect design. 

Spots encastrés, miroirs lumineux… la consommation électrique de toutes ces ampoules doit être maîtrisée. Exit les ampoules halogènes classiques et lampes à incandescence. Portez votre choix sur des ampoules LED : déclinées en différentes puissances et formes, elles permettent d’économiser jusqu’à 80 % d'énergie et possèdent une excellente longévité (15 ans). Les ampoules halogènes éco sont moins économes, elles diffusent une lumière d’excellente qualité (IRC 100) et ont une durée de vie de 2 à 3 ans. Enfin, les ampoules fluocompactes (ou ampoules basse consommation), permettent d’économiser jusqu’à 80 % d'énergie et possèdent une durée de vie comprise entre 6 et 12 ans. En revanche, elles mettent un peu de temps à éclairer correctement.

Les ampoules LED permettent d’économiser jusqu’à 80 % d'énergie et possèdent une excellente longévité (15 ans)

3- Opter pour plusieurs éclairages 

Afin de garantir un minimum de luminosité dans toute la pièce, on considère que deux points lumineux minimum sont nécessaires.

D’une part une source générale qui part généralement du plafond avec une luminosité diffuse. Cet éclairage principal doit être mesuré pour éviter d’éblouir, surtout le matin, mais suffisamment puissant pour y voir clair à toute heure. Un plafonnier ou une suspension diffusent alors une lumière directe et douce, parfaite pour bien éclairer sans agresser les yeux.

La solution pour un éclairage sur mesure : les spots encastrés dans le plafond. Ils permettent de couvrir l’intégralité de la pièce en diffusant un éclairage homogène. En revanche, leur installation nécessite la réalisation d’un faux plafond. Pour ce faire, certaines conditions doivent être respectées :

  • Utiliser des plaques de plâtre hydrofuges (résistantes à l’humidité).
  • Installer le faux plafond au minimum à 2,25 m du sol.
  • Choisir des spots de type très basse tension de sécurité (TBTS) avec une protection IPx7.
  • Alimenter les spots par un transformateur.

La deuxième source de lumière plus localisée doit être plus puissante notamment pour la toilette du matin, le rasage ou encore le maquillage. Des appliques ou bien des spots à LED doivent alors être posés au-dessus du miroir.

Bien sûr, il n’est pas interdit de rajouter une autre source de lumière si vous le souhaitez et si la taille de votre salle de bain le permet. Vous pouvez alors casser les codes en incluant un éclairage d’ambiance à proximité de votre bain ou de votre douche, pour apporter une touche déco et zen. Pour un éclairage parfait et économe, il est conseillé de choisir des ampoules peu énergivores.

4- Optimiser l’éclairage des miroirs

Pour bien éclairer votre visage et vous donner la meilleure mine possible, une lumière diffuse et homogène est conseillée de part et d’autre du miroir. Afin de ne pas tirer les traits de votre visage vers le bas, vérifiez que l’éclairage ne soit pas placé trop en hauteur par rapport à votre tête. Si vous avez des spots à LED au-dessus de votre miroir, n’hésitez pas à les orienter, si vous le pouvez, directement vers le mur de la salle de bain afin d’éliminer toutes les ombres sur votre visage.

Vous l’aurez compris donc, l’orientation des luminaires ainsi que leur intensité ont une importance toute particulière dans le fait restituer le plus fidèlement possible l’aspect de votre peau et de votre maquillage.

5- Respecter la norme électrique

Dans une salle de bain, l’eau et l’électricité doivent cohabiter. L’éclairage ne fait pas exception à la règle. En effet, le risque d’électrisation est plus élevé dans cette pièce. Pour installer luminaires (plafonnier, spots, appliques murales…), prises et interrupteurs, il faut donc scrupuleusement respecter la norme électrique (NFC 15-100). Cette norme, mise à jour en 2015, régit alors la salle de bain en 3 volumes de sécurité pour installer les luminaires dans les règles.

  • Le volume 0, dans lequel aucun luminaire ne doit être installé. Cette zone est en contact direct avec l’eau (douche, baignoire).
  • Le volume 1, où peuvent être installés, sous conditions, certains équipements, comme des spots très basses tensions. Il s’agit de l’espace juste au-dessus du volume 0 qui correspond à la zone de projection de l’eau, soit 2,25m.
  • Le volume 2, où il est possible d’intégrer des équipements dotés d’une protection spécifique. Il est question ici de l’espace autour du volume 1 à une distance minimum de 60cm

En fonction de ces volumes, il sera indispensable d’installer des appareils électriques selon leur IP. L’indice de protection dit IP, permet de déterminer le niveau d’étanchéité d’un matériel contre l’eau et divers autres éléments telle que la poussière. Ainsi, dans le volume 1, seuls les dispositifs IPX5 sont autorisés. Il s’agit de luminaires très basse tension alimenté en 12V. Pour le volume 2, les modèles IPX5 et IPX4 sont préconisés.

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